Yoan Béliard, Morgane Fourey, Timothée Schelstraete et Giuliana Zefferi écrivent un récit personnel évoquant ces notions de Présent épais, futurs potentiels, titre de cette nouvelle exposition qui les réunit jusqu’au 5 février à la Maison des arts à Grand-Quevilly.
Des récits, comme des mondes, se construisent à partir de vécus et d’objets dans cette exposition présentée jusqu’au 5 février à la Maison des arts à Grand-Quevilly. La directrice, Marie-Laure Lapeyrère, confronte les œuvres de Yoan Béliard, Morgane Fourey, Timothée Schelstraete et Giuliana Zefferi à une multitemporalité qui renvoie au processus de pensée de Donna Haraway, le présent épais. Un temps qui permet à partir d’un passé d’envisager un futur.
Dans Présent épais, futurs potentiels, les quatre artistes explorent des possibles. Giuliana Zefferi invite le public à une exploration devant cette embrasure de porte découpée. Près de vous est la maquette d’une maison en papier mâché coloré semblable à une grosse moquette épaisse. La chaise, un motif récurrent dans son œuvre, vient questionner l’attente, voire le repos.
Avec Métamorphique, Morgane Fourey s’intéresse à la végétation dans le milieu aquatique, notamment au lien entre vivant et minéral. Elle a peint à l’huile deux mains présentant des spécimens avec réalisme. Dans trois aquariums, elle a installé des coraux et des sculptures et plongé quelques coquillages. Ces tableaux vivants se transforment de jour en jour.
Dans ce Présent épais, Yoan Béliard évoque la mémoire à travers un caisson de serveur informatique rempli de feuilles qui pourraient être aussi des endroits de conservation de données. L’artiste aime les assemblages de divers éléments pour créer des œuvres tels un fourreau, une étrange habitation ou un engin spatial.
Quant à Timothée Schelstraete, il partage des souvenirs de son passage à Palerme en septembre 2020. D’une photo d’une banderole avec des fanions, prise dans une rue avec son téléphone portable, il en décline trois œuvres en recomposant le motif, ajoutant des coups de pinceau. Ce qui donne à l’image un charme désuet. L’artiste qui mêle peinture et photographie joue également avec le motif qui devient une empreinte dans ces grands formats où tourbillonnent des éléments du vivant.
Infos pratiques
- Jusqu’au 5 février, du lundi au samedi de 14 heures à 18 heures, à la Maison des arts à Grand-Quevilly.
- Entrée libre et gratuite
- Renseignements au 02 32 11 09 78 ou sur www.maisondesarts-gq.fr
