La Maison Tellier au Trianon transatlantique

par | 10 octobre 2013 | Concert

photo François Berthier

photo François Berthier

Emmener dans un imaginaire : tel est l’un des plus grands talents de La Maison Tellier. Dans ce quatrième album, Beauté pour tous, qui sortira lundi 14 octobre, le club des cinq frères ne déçoit pas. Avec comme guide, la voix assurée de Helmut, on fait vite les valises pour se fondre dans ces histoires, très bien écrites, joyeusement tristes ou tristement joyeuses. Beauté pour tous n’est pas une redite de L’Art de la fugue. Raoul, Helmut, Léopold, Alphonse et Alexander se sont renouvelé, ont changé les atmosphères et raccourci les horizons mais élargi la palette d’émotions. La Maison Tellier joue vendredi 11 octobre au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen. Rencontre avec Helmut.

 

 

Dans Beauté pour tous, il y a moins de rêves. Est-ce que les textes sont des réactions à des événements ?

Nous avions abordé ce thème de la fugue, de la volonté de s’échapper. Dans cet album, il n’y a plus cela même si la notion de voyage dans le temps et dans l’espace reste présente. En trois ans, les envies de thématiques changent. Cependant, rien n’a été calculé.

 

Peut-on dire que cet album est plus ancré dans la réalité ? Dans l’album, il y a notamment ce texte, Un Bon Français.

Ce n’est pas non plus de la chanson engagée parce que ce n’est pas mon truc. Je ne veux pas être donneur de leçon. Un Bon Français parle en effet d’un mec raciste et de la thématique du corbeau. Le film, Le Corbeau, m’a marqué. J’avais ce titre en tête et le reste est venu naturellement. Tout cela est écrit manière distanciée et ce n’est pas ultra revendicatif.

 

Vous évoquiez ce voyage dans l’espace mais les distances sont plus courtes.

Nous avons eu envie de revenir sur le continent européen. Dans le disque précédent, il y avait beaucoup de musiques différentes. Dans celui-ci, les orchestrations sont plus ramassées. Le mix est assez typé. De fait, nous nous retrouvons dans une zone géographique plus limitée. Il n’y a plus le côté auberge espagnole.

 

L’ambiance est aussi plus urbaine.

C’est aussi pour cela que nous avons mis un mur un peu crasseux sur la pochette. Nous avions fait le tour des prairies américaines. Cet album est plus proche de ce que l’on vit, donc plus urbain. Par ailleurs, il a été enregistré à Paris et non à la campagne. Nous étions dans une ambiance plus urbaine.

 

Quelle analyse faut-il voir dans La Maison de nos pères ?

Non, ce n’est pas un album freudien… Cette chanson est née avec un instrumental de Raoul. Il y a ce truc arabisant nord-africain. Cela nous évoquait un type dans un désert qui imaginait une maison commune. Une sorte de Maison Tellier où nous serions les cinq frères d’une même mère mais de cinq pères différents.

 

Le mot noir revient très souvent dans les chansons.

L’album a été écrit l’hiver dernier qui a été très long. Nous avons passé huit mois dans la nuit. Cela a certainement une influence. Cependant, écrire des chansons 100 % joyeuses, je ne sais pas.

 

 

  • Vendredi 11 octobre à 20h30 au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen.
    Tarifs : de 14 à 7 €. Réservation au 02 35 73 95 15.
  • La Maison Tellier est en showcase à la Fnac de Rouen mercredi 16 octobre à 17h30.

 

 

 

 

 

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